L’initiative #opendata69 (et petits rappels sur le principe des données ouvertes)

Les données ouvertes sont presque devenues le buzz word de la décennie, le passage obligé pour n’importe quelle administration, politique ou startup.

Mais avant d’être un mot à la mode, qu’est ce qu’on appelle l’Opendata ? Si on se réfère à la définition donnée par Wikipedia, « Une donnée ouverte (en anglais open data) est une information publique brute, qui a vocation à être librement accessible. La philosophie pratique de l’open data préconise une libre disponibilité pour tous et chacun, sans restriction de copyright, brevets ou d’autres mécanismes de contrôle. »

Cette définition n’est pas parfaite mais elle a le mérite d’expliquer le principe de base : il s’agit d’une donnée (publique,  ou privée, dans le cas d’entreprises agissant pour le compte des collectivités) pouvant être réutilisée à sa guise par un tiers, cela de manière désintéressée (par les citoyens eux-même ou via une association, etc) ou à des fins commerciales (intégration dans une application payante, par exemple).

Le principe d’ouverture de l’Opendata n’est pas « l’ouverture pour l’ouverture », mais correspond à plusieurs objectifs :

  • Transparence des actions menées par les entités publiques (budget, etc)
  • Possibilité d’appropriation par le simple citoyen des données publiques, et donc travailler à rétablir ce lien entre lui et l’administration, à la reprise en main par le « peuple » de la politique quotidienne de l’Etat
  • Egalité d’accès à l’information, que l’on soit pauvre ou riche, avec des contacts bien placés ou isolé
  • Confrontation de l’information à la réalité du terrain, et donc enrichissement en retour de cette information, par ses utilisateurs
L’Opendata a énormément d’applications pratiques. En voici quelques unes (existantes, ou potentielles) :
  • Montréal : l’arrondissement « Le Plateau Mont-Royal » a pris le parti d’interroger ses habitants sur les priorités budgétaires à donner, en leur permettant d’effectuer visuellement une simulation de leurs choix politiques
  • Rennes : l’ouverture des données publiques et de transport par Rennes Métropole et Keolis Rennes a permis la réalisation d’une application à destination des handicapés moteurs, leur permettant de calculer leurs trajets en fonction de l’accessibilité des lieux
  • Handicapés visuels : si la liste des feux rouges « avec vibreur » était publique, ils pourraient également optimiser leurs trajets en fonction de ce critère
  • Transports en Commun Lyonnais (TCL) : les plans et horaires n’étant pas disponibles de manière ouverte, il n’est pas possible de monter une application les utilisant (ou même un site de remplacement ajoutant des fonctionnalités à l’existant, comme la mémorisation des arrêts favoris). On peut également citer le problème rencontré par « Check My RATP », atttaqué en justice par la RATP pour « piratage » des tracés des lignes, donnée pourtant publique.
  • Revenu moyen par ville/quartier : cette information permettrait aux associations d’optimiser leurs campagnes de dons
  • etc

Cependant, on constate au quotidien plusieurs freins à sa mise en place :

  • budget : en effet, collecter ces données, les ordonner et les mettre à disposition a un coût (très variable), d’où des réticences des administrations concernées
  • technique : les systèmes informatiques étant très hétérogènes, ou très anciens, formater ces données pour les rendre intelligibles est compliqué et nécessite un gros travail d’interfaçage (cela peut aller de simples fichiers texte dans le meilleur des cas jusqu’à des documents papier non numérisés dans la pire des situations)
  • protectionnisme et hiérarchie : ce vieux principe de « chasse gardée », qui consiste à penser qu’on garde le pouvoir sur les citoyens en « gardant pour soi l’information et en la distribuant comme bon nous semble »
  • anonymisation : certaines données personnelles doivent être purgées avant la mise en ligne, et le problème consiste à déterminer ce qui est « identifiant » et ce qui ne l’est pas
Quelques initiatives existent déja en France. Citons, entre autres :
On peut également citer le projet OpenStreetMap, alternative participative à Google Maps
C’est à ce niveau-là qu’intervient l’initiative #opendata69 : un groupe informel, avec un panel de profils très variés, mais tous animés par la volonté de promouvoir les données ouvertes dans le Rhône.
La réunion du 2 novembre 2011 à l’Atelier des médias, initiée par Pascale Lagahe, a permis de rassembler une assemblée d’une trentaine de personnes composée entre autres de :
  • développeurs
  • responsables politiques
  • collectivités (Grand Lyon, etc)
  • universitaires
  • libristes et activistes citoyens
  • entrepreneurs
Après un rappel des notions évoquées plus haut (définition et utilisations possibles), nous avons évoqué ensemble quels peuvent être les objectifs d’un tel groupe :
  • vulgarisation : comme nous l’avons constaté plusieurs fois, l’Opendata est un terme qui peut faire « peur ». L’anglicisme et la notion très « technique » peuvent rebuter le non-initié : un des buts à atteindre est donc de démocratiser ce principe, afin que le grand public fasse sienne cette cause.
  • recensement : à quelques exceptions près, les données ouvertes sont peu visibles, car noyées dans la multitude de sites publics. Un axe de travail peut donc être de les lister sous une forme lisible sur un site dédié.
  • sensibilisation : les acteurs publics ou privés peuvent facilement se sentir perdus devant cette nouveauté qu’est l’Opendata. Nous pouvons donc travailler à les accompagner en les informant sur les initiatives existantes, sur les écueils qu’ils peuvent rencontrer.
  • applications pratiques : vu les ressources techniques à notre disposition, il est assez simple de réaliser quelques exemples « du quotidien » pour montrer comment on peut utiliser les « données ouvertes »
Nous avons mis en place quelques outils afin de pouvoir commencer à travailler ensemble sur ce projet :
L’initiative Opendata69 n’a bien sur pas prétention d’être le « référent données ouvertes » du Rhône : des initiatives locales existent déja à ce niveau-là. Mais les formaliser et leur permettre de se fédérer efficacement est clairement un objectif que nous allons nous employer à atteindre.

 

Comme les 5 doigts de la main…

En réponse à un qui ne perd rien pour attendre, 5 choses que peu savent sur moi :

  • j’ai un vertige complet dès que je sais qu’il ya du vide en dessous. Autant une falaise ne me fait pas peur, autant, sur un pont, je me cramponne à la rambarde
  • j’ai parcouru pendant des années les souterrains lyonnais. Petites nuits à dormir 3h, les cheveux pleins de boue en rentrant chez soi, les doigts bien engourdis à soulever des plaques d’égout, oui j’ai été de ce bord là 🙂
  • ce qui nous amène au 3e point : j’ai peur du noir…Un comble pour un cataphile! Enfin, je l’avais y a des années, mais c’est revenu récemment :/
  • je stresse pas mal par rapport à notre avenir, l’économie, la politique, même si je fais parfois confiance à notre soif de « s’en sortir quand on est vraiment dans la merde
  • j’adore les gosses et les chiens…mais seulement ceux des autres !

Allez, dans la foulée, à bien commencer 2007, autant se faire détester proprement, donc dans l’ordre :

  • ChrisDi (avant qu’il poste, j’ai le temps d’avoir des petits enfants)
  • Jumy
  • Satine (je suis déja dewors)
  • Francesca, nouvelle arrivante dans la blogosphère, mais qui a le mérite d’avoir un bon style 🙂
  • Alexandre

Bon courage 😉

Trous du Cul Lyonnais !

Quelle bande de cons ! Faire grêve juste le 9 décembre, un samedi en plus, alors que ca va etre la plus grosse journée des Illuminations! A l’heure ou j’écris ces lignes (12h40 grosso merdo), aucun métro! Moi qui prends des tickets, encore, je n’ai rien à dire, mais ceux qui ont un abonnement, ils ont payé un service qui n’est pas rendu ! Surtout que ca ne leur fera pas obtenir de meilleures conditions de travail entre leur direction qui leur en voudra, la Ville qui va hurler très fort et les usagers qui penseront vraiment qu’on les prend pour des cons… Petit rappel aux boulets du forum des conducteurs : c’est dans la même veine que http://meszistoiramoua.over-blog.com/article-3076331-6.html Petite note aussi : Sur , on trouve étonnament, des réactions très opposées, genre un conducteur qui insiste sur la raison de la grève et un second qui rappelle que c’est vrai, Lyon n’a pas besoin de l’argent des touristes 😉 Ca vous arrive de vous asseoir autour d’une table avant de vous foutre en grève?