Vieille névrose, toi, faut qu’on cause…

Ca commence par "Très cher père" et ca finit comme ça

Dans cette chanson, Gage, un ami de Corneille, évoque sa frustration liée à l’absence du père…J’ai connu le mien, et je le vois encore à l’occasion, quelques fois par an.

Mais son absence à des moments clés de mon existence me pèse encore. Et notre incapacité à tenir une discussion de fond (différence d’état d’esprit, de vocabulaire, de réalité), me pèse encore plus.
J’ai parfois l’impression de parler à un étranger. Je n’ai jamais été fier de mon père, et croyez moi, ce n’est pas tous les jours simple, d’autant plus que du coté maternel, mon positionnement en tant que seul enfant et seul homme dans une famille matriarcale m’a obligé à grandir très vite.
J’ai vite été considéré comme un adulte, avec l’avantage que j’étais intégré aux conversations des adultes et le défaut qu’on ne m’a jamais vu et peut être aimé comme un enfant…
Mon désir n’est pas de retrouver cette insouciance qu’après coup je ne regrette pas tant que ça, j’espère juste arriver à corriger ce sentiment de différence, de décalage par rapport à une génération qui me parait à des années lumière de ma propre vision analytique de la vie…
(en plus simple pour les non-amateurs de phrases compliquées : je me suis toujours senti plus mûr que les jeunes qui m’entouraient, et c’est encore vrai pour pas mal de gens…).

Allez, je retourne à ma murder party.

Samy